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Grossesse et obstétrique, Médical, Santé

Post-partum. Mesdames, restez allongées !

Vous venez de vivre un évènement tout bonnement merveilleux: vous avez donné la vie !
L’expérience de l’accouchement est aussi sacrée, que puissante. La femme qui vient de se sacrifier à ce passage de vie initiatique s’en trouve fortement chamboulée. Elle est elle, en ayant toutefois conscience qu’elle ne sera plus jamais la même. Cet état particulier, riche en émotions et bouleversements corporels, psychiques et cérébraux donnent souvent lieu à des questionnements profonds. Face à ces réflexions, et en cas d’absence de réponses, le sentiment d’isolement peut aisément s’installer.

Le site WeMoms a ainsi mené une étude ayant permis de dégager quelques chiffres clefs: 50 à 80% des jeunes mères sont frappées par le baby blues et une sur cinq connait une dépression majeure de post-partum liée au baby blues. Quant aux couples, 20 à 25% d’entre eux se séparent au cours de la première année suivant la naissance.
Si ces données peuvent paraitre effrayantes, chez Pointgyn nous choisissons de porter sur elles, un regard plus positif, car constructif. Dès lors, se pose la question du « comment » ? Comment aider et accompagner pour éviter aux femmes et duos parentaux ces écueils ?

La réponse est – nous le croyons – notamment à rechercher du côté de la mise en application du Mois d’Or. Nous vous invitons d’ailleurs à lire ou relire l’article présentant cette notion pour vous imprégner pleinement de sa richesse.

L’accent est avant tout à mettre sur le repos. Epuisant pour l’organisme, l’accouchement force à l’arrêt. Il s’agit alors, de ménager les tissus très fortement sollicités durant cette période des neuf mois, de se familiariser avec le rythme de bébé (très mouvant durant les premières semaines), d’organiser la nouvelle vie familiale, de se préserver, tout en prenant soin de son couple. Rude challenge n’est-ce pas ?
Pour y faire face, nous vous invitons à lâcher prise, en acceptant – pendant un minimum de 21 jours – un alitement total ou presque.

Pourquoi ? 

Votre métabolisme a dû fonctionné intensément, aussi bien durant la grossesse qu’au cours de l’accouchement. L’état de fatigue prend donc naturellement le pas une fois votre enfant mis au monde. Mais, il ne s’agit pas uniquement de cela.

En effet, sous l’effet de croissance de votre ventre, la peau s’est distendue. Ainsi, le fait de rester debout ou assisse trop longtemps force la pesanteur à jouer sa partition sur cet « excédent » de peau. C’est pourquoi, ces postures sont à l’origine d’affaissements et de rides. De plus, au moment de la naissance, sous l’impulsion des poussées, les ligaments s’étirent et tout ce qui freine la sortie de votre enfant est écarté. Des mouvements du sacrum, coccyx, des ischions et épines sciatiques sont ainsi observés.

Vos abdominaux ne sont pas en reste. Tout au long de la grossesse, les grands droits s’allongent et se distendent afin de permettre à votre bébé de bien grandir. Toutefois, même après l’heureux évènement, le rapprochement n’est pas complet. Le risque de descente d’organes – ou prolapsus – devient réel.

En ce sens, il est impératif de veiller à un rééquilibrage pour éviter que le vide prenne la place de votre enfant. Seul la position allongée, et de façon prolongée, favorise le repositionnement des organes. Profitez de cette période quelque peu hors du temps pour jouir de manipulations aussi agréables que: les bandages (nous y reviendrons lors d’un prochain article), massages et délicates attentions.

Demeurer couchée est aussi bon pour votre psychisme. Dans une société qui tend à vendre la maternité comme une course à la réussite, ralentir durant 40 jours est salutaire. La mère se décharge de l’obligation de « performance ». Non, elle n’a pas à retrouver une taille de guêpe dans les jours qui suivent l’accouchement. Non, elle n’a pas à porter tout sur ses seules épaules. Non, l’objectif de réussite n’est pas fondé. Non, elle n’est pas une mauvaise mère parce qu’elle se sent tour à tour épuisée, dépassée, voire triste.

En revanche, oui, elle a le droit d’être entourée et soutenue. Oui, c’est à elle de définir la manière dont elle souhaite que cela soit fait. Oui, il est capital qu’elle se prémunisse de ce qui pourrait lui être préjudiciable et la fragiliser.

S’octroyer ce temps de repos l’autorise à choisir les personnes en capacité de l’accueillir telle qu’elle est et vit cette nouvelle étape de sa vie, de l’épauler et notamment sur les plans les plus pratiques (repas, ménage, courses, etc). Ainsi pourra t-elle pleinement se consacrer à son bienêtre physique et mental, à sa relation avec son nouveau-né et à son couple (si elle ne s’agit pas d’une famille monoparentale).

Mathilde.

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